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Ouest-France

Actualité Mayenne

Édition du lundi 02 juillet 2007

Niafles : une messe autorisée, l'autre pas

Hier, pour la première fois depuis 43 ans, un office religieux en français y a été célébré.

Pendant ce temps, une messe en latin se déroulait non loin.

« La messe s'est bien déroulée. Maintenant, il faut faire redescendre la pression, explique, soulagé, Daniel Gendry, 1er adjoint au maire de Niafles (Sud-Mayenne). Nous ne sommes pas du tout dans un esprit de victoire ni d'animosité, mais dans un climat de sérénité et de calme. Tout ce qu'on souhaite, c'est d'avoir à nouveau une église ouverte à tous. Dans un sens, le côté positif, si l'on peut dire, c'est que ça a rassemblé les Niaflais. On espère qu'on n'aura plus à en parler. »

Hier matin, l'abbé Thirault, responsable de la paroisse Saint-Clément-du-Craonnais, a célébré une messe en français dans l'église de Niafles, devant un parterre fourni de fidèles. Ça n'avait pas été le cas depuis plus de quarante ans.

Au même moment, à quelques kilomètres de là, en forêt de Ballots, une soixantaine de traditionalistes ont assisté à une messe « sauvage », célébrée par un prêtre du Maine-et-Loire, selon le rite de Saint-Pie V. Plusieurs dimanches d'affilée, avant l'expulsion des traditionalistes qui l'occupaient jusqu'à la semaine dernière, c'est autour de l'église de Niafles que se déroulait cette messe en latin, au grand dam de l'évêché.

Si le calme est revenu dans la petite commune sud-mayennaise, rien n'est réglé pour autant du côté des traditionalistes. « Notre but est de continuer à avoir une messe en latin dans le pays de Craon. Nous ne sommes pas animés par la haine », explique Bertand de la Motte, de l'association Saint-Martin de Niafles. « Même si plusieurs de nos membres y ont pris part, nous n'étions pas favorables à l'occupation de l'église de Niafles », assure son porte-parole. Avant toute chose, les responsables de l'association attendent de voir ce que va donner le décret du pape Benoît XVI facilitant l'organisation de la messe en latin, qui sera officiellement connu dans quelques jours.

Mikaël PICHARD.

Ouest-France

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